Marie Louise CHENE épouse ALLONIER et ses enfants, drame de la mortalité infantile et des naissances multiples

Marie Louise CHENE (née le 18 novembre 1862 à Cersay- décédée le 25 octobre 1918 à Thouars) est la descendante à la 7ème génération de François MOINEAU via les branches BENOIST, DAVID et COTILLON. (voir l’arbre des Moineau sur Généanet pseudo axciv).

Marie Louise CHENE se marie le 25 septembre 1888 à Cersay avec Auguste ALLONIER, jardinier, originaire de Thouars.

Très vite arrive un premier fils Auguste Joseph Alexis né le 21 juin 1889 à Thouars, mais le malheur tombera vite sur cet enfant décédé le 6 janvier 1890 au même endroit.

1892 marque l’arrivée d’une fille Hélène Marie Louise Félicité Augustine née le 10 mars 1892 à Thouars, qui vivra et se mariera le 31 décembre 1910 avec Léon BOIRON et décèdera en 1972 à Tours. Mais Marie Louise CHENE fait ce qu’on appelle un retour de couche, elle tombe enceinte et le 29 décembre 1892, dans des conditions sanitaires et médicales qu’il serait difficile d’imaginer de nos jours, elle accouche de 3 enfants, 2 petites filles mortes nées et 1 garçon Joseph Albert qui vivra qu’un seul jour.

Le 28 avril 1894 naît un fils Auguste André qui décèdera à l’âge de 15 ans, avant le mariage de sa soeur Hélène, le 24 janvier 1910.

Le 18 août 1895 naît un autre fils René Albert, qui décèdera à l’âge de 3 mois, le 25 novembre.

1897, Marie Louise est enceinte de jumelles, le travail commence le soir du 18 juin 1897, Madeleine Gabrielle naît à 21 heures, mais les choses se compliquent et sa sœur jumelle Marie Louise Augustine d’après l’état-civil ne naîtra que le 19 juin à 3h du matin.

Madeleine Gabrielle, se mariera 22 décembre 1917 à Bruay la Buissière (62) avec Camille BATAILLE, natif de Templeuve qu’elle a probablement rencontré à l’hôpital mixte de Thouars où il fut évacué blessé. Madeleine Gabrielle décèdera à Thouars en 1969.

Marie Louise Augustine décèdera à l’âge de 14 ans le 29 mars 1912 à Thouars.

Que dire? Que la vie de Marie Louise CHENE épouse ALLONIER a dû être profondément marquée par la douleur de l’enfantement et de la mort si jeunes de 7 d’entre eux. Faire cette branche de l’arbre, voir au fur et à mesure tout cela, je ne peux avoir qu’une pensée de compassion. Et combien il y a eu de Marie Louise? Nous en connaissons tous au moins une dans nos arbres généalogiques respectifs.

Jérôme LAMOUREUX époux de Jeanne MOINEAU, instituteur, ancien prêtre.

En étudiant mes collatéraux dans ce grand arbre de la famille Moineau, ressort le cas particulier de Jeanne (1759 Mauzé-Thouarsais-1826 Thouars) épouse le 20 thermidor an IV (1796) de Jérôme LAMOUREUX (1751 Thouars – 1818 Sainte-Verge).

Nous en savons plus sur la vie de Jérôme LAMOUREUX grâce au travail de soeur Marie-Louise FRACART, docteur es lettres, ayant réalisé une liste des curés abdicataires de la Révolution Française pour le département.

Le territoire marqué par la chouannerie, par le schisme de la Petite Eglise et par l’évolution générale de la Révolution Française, ont conduit des prêtres à abandonner leur charge. Cas épineux pour l’Eglise qui va se régler au cas par cas.

Du travail de Soeur FRACART, nous savons les éléments suivants sur Jérôme LAMOUREUX.

« LAMOUREUX (Jérôme) né en 1751, chanoine régulier de Thouars, marié, rescrit : retour à la communion laïque avec permission de faire réhabiliter le mariage contracté civilement pendant la Révolution en 1804, habite Saint-Varent »

A son mariage, Jérôme LAMOUREUX est instituteur, à son décès il est propriétaire.

L’histoire a dû faire parler dans la région de Thouars…

Je ne connais de leur mariage qu’un seul fils Zacharie (un choix lourd de sens pour des mariés approchant les 40 ans et un message fort), né hors mariage en 1795 qui épousera Marie Madeleine ODIT à Martigné Briand. Je ne connais pas de descendance à Zacharie.

Vous trouverez le lien vers le travail de Soeur FRACART en cliquant sur le lien suivant : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6244672k/f192